Texte Libre



Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

DES MOTS


"Il faut haïr très peu, car c'est très fatiguant.

Il faut mépriser beaucoup,

pardonner souvent,

mais ne jamais oublier."

Sarah Bernhardt

Portrait par Giovanni Boldini(v. 1880)

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DEMOCRATIE, REVE, LEURRE, ARME DE MANIPULATION ?

Mise en garde... ce texte n'est pas politiquement correct. Il n'entre pas dans le cadre d'un syntaxe grammaticale ou analytique. Ce n'est même pas une synthèse. C'est le cheminement d'un esprit libre qui n'est donc pas forcément pas bien ordonné, qui se perd souvent à force de chercher, mais qui revendique sa curiosité et son désir d'avancer dans la lumière.



 

Comme je l’ai souvent écrit, je ne suis ni philosophe, ni politicienne, ni professeur. J’essaie simplement de me dépatouiller avec le cerveau que j’ai reçu à la naissance. Ce blog est un lieu d’échanges et non un tribunal. S’il est libre d’accès, je suis libre d’y accueillir et d’y laisser s’exprimer qui bon me semble. Je suis libre de m’y exprimer même si ce que je pense n’entre pas dans les dogmes de notre société, formatée pour n’accepter que ce qui entre dans la pensée unique et qui condamne tout le reste par le biais même de ceux qui la subissent mais qui n’ont pas l’esprit assez fort pour s’en défaire.


Cette mise au point me conduit à une réflexion sur la démocratie. Elle émane également d’échanges en famille alors que nous marchions dans la campagne embrasée par ses couleurs d’automne. Le soleil nous accompagnait, nous essayions d’y voir un peu plus clair, nous essayions peut être de nous rassurer.


La démocratie n’est certainement pas innée.  Elle donne bonne conscience aux uns, de l’importance aux autres. On court après comme on court après un leurre, dans l’état actuel de nos esprits, elle n’est pas applicable. C’est  un argument politique, un outil de manipulation, une valeur grégaire. 

Si l’intelligence de l’homme a évolué, c’était d'abord pour se protéger des éléments naturels et des prédateurs, ce qui lui a permis de peupler peu à peu la planète. Il s’est adapté physiquement aux contraintes du climat des contrées qu’il a explorées et a repoussé ses ennemis pour s’y installer à leur place. Il a compris que c’est toujours le plus fort qui a raison et il s’est développé en ce sens. Point d’égalité, ni de fraternité, mais simplement des esprits plus forts régnant sur les plus faibles en assurant leur protection.

Sa conscience en se développant à faire naître la notion du bien et du mal, concept parfaitement arbitraire qui lui a permis de multiplier les peurs et donc de s’en proclamer défenseur, donc d'asseoir un peu plus sa position de dominant. Car la conscience de l’homme ne lui fait pas oublier son instinct. Et au fond de chacun de nous, c’est la loi du plus fort qui prime et qui dicte nos actes et nos pensées de chaque jour. Tout le reste à mon sens n’est que du baratin.

Parce que les hommes ne sont pas également forts, pas également intelligents, à la loi du plus fort s’ajoute logiquement la notion de dominance. L’homme soumis n’a pas rêve d’égalité ou de fraternité mais bien celui de devenir assez fort pour déloger le plus fort, comme on dit “devenir calife à la place du calife”. Et celui qui n’a pas accès à ce rêve se perd dans sa frustration. Rendu aveugle et sourd, il devient la cible préférée du plus fort. 

La force physique s’étant peu à peu dénaturée, la force de persuasion, l’intelligence et ses multiples travers ont pris avantageusement sa place pour perpétrer la loi du plus fort. A cela est venu s’ajouter l’argent. L’argent est comme un dieu mais il a l’avantage de produire du miracle en abondance dont le résultat flagrant n’est pas soumis à des interprétations plus ou moins idéalistes. Il a balayé toutes les bonnes intentions. La loi du plus fort est aujourd’hui associée à la loi du plus riche. Et ce dont rêvent les pauvres aujourd’hui, ce n’est pas d’Egalité, de Fraternité, pas même de Liberté, non. Ils rêvent de devenir riches. Mais tout le monde n’est pas doté des mêmes moyens pour le devenir. Ce n’est que la convoitise qui mène le Monde. Ne cherchons pas d’humanisme dans tout ça. Ce n’est qu’une valeur ajoutée, un vernis, histoire de se rendre un peu plus buvable. 


La pauvreté n’est en rien un sacerdoce et elle ne permet pas non plus à ceux qui la subissent de devenir humanistes. La pauvreté matérielle est bien souvent liée à la pauvreté de l'esprit. Je ne sais pas si vous avez déjà vu des émissions sur des gagnants du loto. C’est tout à fait édifiant. Vous avez un type pauvre comme Job qui se retrouve en possession de suffisamment de millions pour faire vivre un village pendant 100 ans. Et tout à coup, il se métamorphose, Il devient celui qu’il a fustigé la veille, qu’il aurait avec un peu de courage mis au pilori. Et même il devient pire. Infâme envers ses ex semblables, il emploie son ex femme comme gardienne d’une de ses demeures. Il joue avec les esprits faibles qui, anciens compagnons de galère, aujourd’hui le convoitent, lui lèchent les bottes en la haïssant en silence. Imbu de sa personne, il traite tout le monde en esclave. On devient ses obligés. Il fait la loi. C’est la loi du plus fort, la loi du plus riche. Et en plus, il forme avec les autres gagnants un club très fermé. Ils se réunissent régulièrement dans des palaces pour s’échanger leurs impressions de riches et se plaindre de la convoitise de leurs semblables. Certains même vont continuer à vivre comme si de rien n’était pour ne pas attirer les loups. Ils sont maintenant confrontés  à ceux de leur ex camp qu'ils condamnent avec virulence. Peu vont travailler à des projets d'intérêt public ou général. Peu deviennent mécènes. Peu décident de parcourir le monde pour se battre pour des causes. Ils font le tour du Monde certes, mais à bord de Yachts de grande valeur. Ils sont enfin à la place de ceux qu'il convoitaient !


Il est donc difficile d’imaginer qu’un jour la démocratie sera vraiment valeur courante des peuples. Il y aura toujours des dominants et des dominés, des esprits forts et des esprits faibles, des gens qui décident pour ceux qui n’en sont pas capables, et bien sûr, du coup en profitent. Mais en plus il n'y a pas de constante et tout peut changer en fonction de sa condition.

Une société est en fait une multitude d’individualités et en aucun cas un pot commun de valeurs humanistes où la solidarité serait un ciment. Le meilleur ennemi de l’homme est lui-même et il est profondément asocial. Les esprits forts trompent les peuples en leur faisant croire qu’ils peuvent espérer une démocratie. Les peuples ne peuvent décider de rien, ils ne sont pas suffisamment éduqués, ne réagissent que par rapport à leur condition. Et quand bien même ils  seraient éduqués, ils ne sont pas tous dotés du même niveau d’intelligence. Et croyez bien que les gouvernants savent qu’ils peuvent compter sur la faiblesse d’esprit de l’homme. L’homme a évolué certes, mais surtout dans la perversité et dans l’art de dominer. Il n'y a pas les bons pauvres et les méchants riches, il y a des pauvres d'esprit et des riches d'esprit.


La publicité est une forme déguisée de la propagande. Le mot est peut être plus politiquement correct mais la fonction est encore plus efficace que les anciens bourrages de crâne. Pourquoi les nouveaux présidents font campagne, j’ajouterais de publicité ? Parce qu’ils ont bien compris que l’homme est ignorant des affaires politiques, seul compte l’attrait de l’argent, des paillettes. il ne réagit qu’à l’image qui touche immédiatement son affect. Dans l’affect sont enfermées toutes les peurs. En agissant sur les peurs, les esprits forts règnent sur les esprits faibles. C’est ainsi depuis la nuit des temps.  Cela n’évoluera pas dans le sens d’un progrès social mais bien d’une uniformisation de la pensée pour une meilleure maîtrise de l’ensemble.


Les hommes se dévorent entre eux, c'est ce qui fait leur faiblesse. Les faibles s’attaquent entre eux, se dépouillent, se crachent à la gueule. Ils ne s’unissent que parce qu’ils croient se servir les uns des autres pour arriver à leurs fins. Les actes solidaires sont lancés plus pour se donner bonne conscience que pour le partage avec le plus faible. Comme les blogs qui n’arrêtent pas de fustiger le gouvernement mais dont les auteurs sont inaptes à participer à des mouvements de masse. La vérité est toujours mauvaise à dire, on préfère se tartiner de bonnes intentions et percer l’abcès de nos frustrations et déversant des tonnes vindictes sur des sujets servis par les médias au jour le jour. Et puis on oublie, on passe à autre chose, on choisit une autre cible. Aucune constance, rien que du bruit pour rien, des soubresauts pour se croire encore vivants, pour continuer d’avancer dans ce cloaque pesteux dont nous sommes finalement les seuls instigateurs. Mais cela, personne ne veut l’admettre. Oui comme disait Toqueville, dans ce qu'on appelle une démocratie, les peuples ne peuvent avoir que le gouvernement qu’ils méritent. 


Pour échapper à une pensée unique, on crée une autre pensée unique et l’on tire à bout portant sur tout ce qui émet un autre bruit. On élimine la pensée libre, on élimine l’être qui sans demander rien à personne, essaie de se débrouiller avec des propres désirs, ses propres contraintes. On croit parce qu’on est plus nombreux, qu’on a forcément raison. Il faut faire taire l’intelligence pour laisser parler la bêtise. Car l’intelligence est aujourd’hui devenue une tare, oui madame ! La mode est maintenant de protéger les cons. Ils sont les fers de lance des gouvernements car manipulables à souhait.

Il y aurait trop de chemin à faire pour parvenir aujourd’hui à une démocratie. Des millénaires sans doute seront nécessaires à rendre à l’homme ses vertus, si tant est qu’il en ait eues un jour !


 
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