Dur, dur de contester aujourd'hui !

Publié le par plumedecib

 

 

Le peuple français gronde. La France est un volcan dont on ne sait jamais vraiment quand il va se mettre en éruption. Il y aura probablement deux millions de chômeurs de plus d'ici deux ans. Notre système social v-t-il pouvoir les encaisser ?

 

Notre peuple gronde. Chaque jour des milliers de salariés sont mis à la porte. Sans parler des CDD non renouvelés, des intérimaires remerciés, des intermittents du spectacle qui se heurtent aux parois étroites de leur possible.

 

Notre peuple gronde, la menace est palpable. Des foyers éclatent, les actes sont violents, les discours sont hurlés avec dépit. Les gens pleurent leur travail irrémédiablement perdu.

 

Notre peuple gronde et tourne en rond. Pourquoi ? Parce qu'il n'a personne en face ! Le capitalisme lui a volé ses adversaires. Les salariés séquestrent des dirigeants qui finalement ne sont que des employés comme eux et dont le pouvoir est totalement factice. Certains salariés ont reçu la nouvelle de leur licenciement en anglais, d'autres l'ont appris par les médias. Les salariés n'ont plus personne à qui parler, à qui se confronter. Le capitalisme a fait en sorte que les dirigeants deviennent anonymes. Ce sont des actionnaires, des multinationales, genre d'hydres qui se confondent avec le vent.

 

Le peuple gronde parce qu'il ne peut plus dialoguer. Il n'a plus d'espoir de participer à la construction de son avenir. Il est totalement isolé de la tête. Il a l'impression d'être finalement la cinquième roue du carrosse.

 

Le peuple gronde et se retourne contre Sarko, l'homme qui a le dos large et encaisse sans état d'âme car son rôle est grassement récompensé. Il fait partie de ce Monde de paillettes, il est là où ses rêves l'ont mené, il a réussi sa vie. Le Peuple gronde et il n'y peut rien.

 

Nous sommes tout à coup plongés dans un monde totalement virtuel où ceux qui tiennent les manettes sont invisibles.

 

La donne a changé. Comment se battre quand on ne connait pas ses adversaires ? La mise à sac de l'outil de travail n'est pas une solution, c'est au pire se couper l'herbe sous les pieds. Nous avons à trouver comment atteindre cette forme de pouvoir invisible et qui n'a pas de frontière. Les employés de Continental ont sans doute démarrer un mouvement historique en se rendant en Allemagne et en s'unissant aux salariés Continental de ce Pays. Le pouvoir est mondial, la lutte contre ce pouvoir ne peut se faire qu'à l'échelon local. A partir du moment où nous aussi nous aurons formé une grande chaîne de solidarité à travers les peuples du Monde, nous serons en mesure de nous confronter à hydre du pouvoir, nous seront en mesure de peser sur leurs décisions, nous serons en mesure de participer activement à l'avenir du Monde et au nôtre.  C'est, je le pense, un passage obligé. Sinon, nous continuerons à nous battre contre des moulins à vent, à périr emportés par nos désillusions. Des pions nous deviendrons vite remplacés quand nous ne serons plus utiles !

 

Bon premier MAI null

Publié dans HUMANITE

Commenter cet article

sixtine 02/05/2009 12:27

Cib, j'ai écrit un commentaire sur l'article précédent. Tu ne l'as pas reçu ?Je ne parviens pas à envoyer mes propres commentaires de réponse sur mon blog et OB ne voit pas de panne...!J'espère que tu as passé un bon 1er mai !

plumedecib 02/05/2009 12:32



J'ai bien eu ton com qui commençait pas "bien vu....". Je l'ai mis en ligne, je vais voir s'il est sur mon blog... Bise et bon dimanche à toi 


 


Il faut dérouler trois kilomètres avant de voir les commentaires ! 


 


Voilà, j'ai dû retirer le commentaire de naradamuni qui avait un problème. Je vais le reprendre sur ma boîte email. Je prie Naradamuni de bien vouloir m'excuser ! SIGNE SR



Nath 01/05/2009 18:48

Toutes ces manifestations, ces prises de patronages, licenciements à la pelle, laissent présager un avenir turbulent voir plus. Bon 1er mai.