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 Plume de cib'

Plume de cib'

libre et donc sceptique.


Conditions de performance peu exigeantes pour les grands patrons

Publié par plumedecib sur 20 Novembre 2008, 14:59pm

Catégories : #THE CRISE


Le cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest a rendu public, jeudi 20 novembre, son rapport sur la rémunération des dirigeants des sociétés cotées. 
Un travail qui porte sur 929 entreprises, avec deux sous-échantillons, les patrons exécutifs des groupes du CAC 40 et ceux des sociétés du SBF 120. 

25% des patrons gagnent plus de 240 Smic

Proxinvest a constaté, pour l'exercice 2007, une hausse de 3,4% de la rémunération totale des patrons du SBF 120 et de 6,04% de celle des dirigeants des 929 entreprises. Les patrons du CAC 40, eux, atteignent une moyenne de 4,7 millions d'euros: un quart d'entre eux dépassent la limite conseillée par Proxinvest, soit 240 Smic. Le patron le mieux rémunéré est Jean-Paul Agon, de L'Oréal, avec 14 millions d'euros, devant Bernard Arnault (13,9 millions) et Arnaud Lagardère (13,6 millions).
Le rapport constate notamment une hausse de la progression des actions gratuites ("moins risquées dans un contexte de marché incertain") et une baisse de l'attribution de stock-options. Le salaire fixe, lui, a augmenté de 6,76%: or, selon Proxinvest, "si l’augmentation de la rémunération salariale variable peut être justifiée par une hausse des profits en 2007", la part fixe devrait elle "par nature rester stable dans la plupart des cas".

Des "conditions de performance généralement peu exigeantes"

Le cabinet estime d'ailleurs que "le récent recueil de recommandations des organisations patronales Afep et Medef témoigne de bonnes intentions mais aussi du retard pris par les sociétés dans le domaine des rémunérations des dirigeants par rapport aux attentes du public". Proxinvest déplore notamment que les indemnités de départ s'accompagnent de "conditions de performance généralement peu exigeantes" et donc que "la rémunération de l’échec demeure manifestement encore possible".
Le cabinet réclame notamment que les actionnaires aient leur moit à dire sur la rémunération des présidents non-exécutifs, "fonction au succès grandissant", et affirme qu'il s'opposera à tout plan d'options ou d'actions n'incluant pas de conditions de performance. 

Paru dans CHALLENGES
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Charlotte 21/11/2008 23:19

Et à côté de ça, il y a des petits patrons qui bossent 18 h par joour 7 jours sur 7 et qui parfois ne gagnent même pas un smic ! où est la décence dans tout ça ? Calinous

plumedecib 22/11/2008 00:34


voilà. Comme disait quelqu'un tout à l'heure sur Paris Première, ces gens-là sont les premiers à s'exhiber avec leurs parachutes dorés, leurs salaires exorbitants. Ils nous narguent et disent
prendre leurs responsabilités. Qu'ils les prennent alors tout comme les petits patrons et qu'ils abandonnent tout simplement leur salaire quand l'entreprise ne va pas bien. Ce n'est quand même pas
compliqué ! Bise ma loute


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