Mort consommée des partis politiques

Publié le par plumedecib



Hier soir dans l'émission CACTUS sur Paris Première, entre deux déclarations d'amour passionné pour sa Carla et son Nicolas, le toujours bronzé Jacques Séguéla a fait deux, trois analyses pas cons. Il était bien sûr question de cette pitoyable comédie qui se joue à Solférino avec des vieux acteurs sur le retour. Même le rajeunissement chirurgical de Royal ne rend pas la pièce plus moderne ni plus funny my darling. Cela fait juste pâmer Cohen Bendit qui, n'ayant plus rien à dire par le haut, s'exprime par le bas. Il a du dire au moins trente fois que Royal est belle. Le pauvre est atteint du syndrome Barbie. Par ailleurs, maintenant on élit les gens parce qu'ils sont beaux. La Star 'ac qui n'a plus la côte en promouvant des apprentis chanteurs, pourrait  dès à présent lancer ses chasseurs de stars à travers la France,  courir les rues, écrémer les plages et les boîtes de nuit pour tenter de trouver le futur président de la république. On aura le choix entre un Ken et une Barbie, à moins qu'ils nous dénichent un Obama. Nous, on aura la charge de monter des fans clubs, d'imprimer des T-shirt avec la bobine de not' chouchou, de faire des "blogs" de soutien, d'aller le soutenir lors de ses nombreux meetings...

Bon, mais revenons à Séguéla. En fait, ce que je viens d'écrire m'amène à l'analyse de Séguéla. Il a clairement déclaré que les partis politiques sont morts ! Tous et même l'UMP puisque de toute façon ce parti n'existera plus s'il n'a pas d'opposition ! Et Séguéla d'ajouter qu'il ne peut y avoir désormais que des "MOUVEMENTS DE CITOYENS". Cela me rappelle quelque chose : Un temps avant les élections présidentielles où des millions de citoyens se sont levés pour former un grand mouvement, immédiatement tué après les élections par un Béarnais dont l'ambition nuit à la raison.

Les partis politiques n'ont plus rien à nous cacher. Ils sont là devant nous, exsangues  d'idéologie, vérolés d'égos, perdus dans les tubulures de leurs contradictions. Dans les régions, les départements, les clans, les chapelles font la loi façon mafieuse. Du citoyen, ils ne veulent que leur adhésion pour obtenir des subventions substancielles. A chaque élection, on sort les citoyens de leurs parcs à bestiaux, on leur équipe les bras de seaux et de balais et on les envoie battre la campagne après leur avoir savonné le cerveau et imprimé des promesses de gascons.


Nous voyons bien que les partis sont morts. Mais nous attendons quand même, on ne sait jamais, un miracle peut être.

Nous attendons encore, n'osant pas marcher sans leur lumière. Et comme leur lumière est éteinte, nous la prenons dans nos illusions. Une grande paresse habite l'homme en fait, et depuis qu'il est devenu assisté et dépendant du "progrès", faut plus compter sur lui pour les grandes révolutions... L'homme attend. Il y aura bien un cinéaste qui va monter un film rempli de bonnes intentions pour nourrir notre besoin d'idéal.

On attend la prise de conscience qui va nous brancher à la réalité et nous mouvoir enfin. On attend mais on ne veut pas être concernés, on souffre du syndrome du politique véreux. Les leaders sont mal vus... 
Y a bien un jour où un événement va nous envoyer  100 000 volts dans le plexus, nous mettre à poil le dos au mur.

On attend, alors... Bonsoir.
 

Publié dans PARTIS POLITIQUES

Commenter cet article