France OMERTA, es-tu bénie par les autorités ?

Publié le par plumedecib


Cela pourrait être le patronyme d'une femme, France Omerta... mais c'est le nom de ce qui sévit dans nos campagnes françaises. On n'en parle pas assez. La campagne n'est pas seulement un endroit charmant où on va s'aérer les poumons et se dégourdir les gambettes. En premier lieu, il faut savoir que 75 % des forêts étant privées, il ne fait pas bon aller y fouler le tapis de feuilles sèches en automne pour ramasser trois châtaignes ou quatre champignons. Le ou les propriétaires veillent, fusil à l'épaule. Eh oui, Ma âme, j'ai bien dit, fusil à l'épaule. Il guette le véhicule citadin qui aurait le malheur de débarquer sa smala sur ses terres. Et il faut préciser également qu'il n'est pas obligé d'apposer le panneau PROPRIETE PRIVEE pas plus que de clôturer. Dans le meilleur des cas, vous avez droit à une admonestation. Le propriétaire botté ne fait que vous montrer le bout de son pied. Si vous insistez, il n'hésitera pas à vous le mettre où on pense, Quelquefois des bagarres éclatent, des coups de fusils claquent en l'air. Donc, ATTENTION A VOS ABATTIS ! Ils interdisent même que vous cueilliez des brindilles de bois mort alors qu'il est bien connu qu'un bois mal entretenu risque plus facilement l'incendie. 


Et puis l'OMERTA calibre supérieur, c'est quand les paysans ne souhaitent pas votre présence. Dans certains villages, vous avez beau vous mettre en quatre, voire en huit, vous serez toujours l'étranger, le suspect. "On" vous fera des crasses en douce, histoire de hâter votre décision de vous casser purement et simplement.

Et il y a encore mieux. Genre dans le Puy-de-Dôme où ce jeune paysan bio est harcelé depuis son installation, sans que personne, surtout pas les gendarmes, plutôt bien avec les paysans qui les fournissent en matière première, ne bouge le petit doigt. Que ses animaux meurent, qu'on lui envoie des lettres de mort, qu'on menace sa femme et sa fille, tout ça n'est que coïncidence. Et ce WE, il a tout perdu. Par une étrange coïncidence, sa grange où tout son potentiel de travail était, a pris feu.

Dimanche matin le lieutenant-colonel Pascal Palayer, officier de communication à la région de gendarmerie Auvergne ne voulait pas se prononcer : "Cet incendie est un élément de plus dans le dossier, mais il reste à prouver ou à démontrer qui a fait quoi et il faut être méfiant."

La méfiance a ses limites, non ?

Bien qu’il n’ait "pas dormi depuis l’incendie", Jean-Hugues Bourgeois assure pour sa part qu’il toujours "pas envie de partir". Cependant il ne tient plus à commenter tous ses malheurs car il est convaincu de "payer très cher le fait d’avoir rompu la loi du silence. On m’a conseillé de ne plus parler." 

ON FAIT QUOI MAINTENANT ? 



DITES LES AMIS, VOUS N'ALLEZ PAS NOUS LAISSER
TRUCIDER PAR LES VIEUX CONS ? 

SOURCE

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houhou 06/10/2008 15:15

je viens d'avoir Jean Hugues bourgeois en ligne à l'instant et il m'a fait savoir qu'une pétition allait être mise en ligne par l'association bio-63   http://www.cnt-f.org/spip.php?article564je lui ai apporté mon soutien et dis que dans toute la France tout le monde suivait son affaire. vive le NET libre

plumedecib 06/10/2008 15:22


Un grand bravo à toi HOUHOU ! Je crois que j'ai mis ce lien sur un nouvel article d'aujourd'hui sur JEAN HUGUES ! Voilà. J'espère que la mobilisation sera nationale et que les hommes au fusil", les
corbeaux de toute nature n'ont rien à faire dans le paysage français. 


houhou 06/10/2008 14:41

en lisant ce lien, je constates que beaucoup de monde sont choqués mais que personne ne sait comment bougerhttp://blog.vertsconseilregionalauvergne.fr/post/2008/09/15/Soutien-a-Hugues-Bourgeois?pub=1j'ai même laissé un émail à M. Souchon vice président du conseil régionnal d'auvergne et ancien secretaire d'état à l'agriculturej'aurai volontiers pondu une pétition mais je pense que ce sont les agriculteurs qui doivent le faire. Si personne ne bouge d'ici ce soir, je le ferai dans la nuit. C'est quoi ce pays où il n'y a pas de solidarité . C'est dingue . nos ministres se déplacent pour une bagarre entre voyous dans le XiX ième arrondissement de Paris mais quand des hommes courageux mettent en valeur la terre pour le bien être de tous, ils sont abandonnés et presque méprisés.

houhou 06/10/2008 12:33

je pense il faut trouver un moyen de soutenir même moralement ce gars. Ce qui lui arrive est unjuste. Pourrait on mettre en place une pétition. Moi je suis près à aller le voir pour lui acheter ce qu'il vend et lui apporter un soutien moral.On en parle pas . les gens ne s'intéressent qu'au ventre de Dati ou à la star Ac . y'a qu'à voir le nombre de lectures des articles, c'est édifiant. Le nombre de lecteurs est inversement proportionnel à la valeur de l'article. J'ai moi même fait le test. U§n de mes articles sur des faits divers décrochent plus de 3000 lectures mais un sujet sérieus pas plus de 500. Le post n'attire que les voyeurs et voyeuses en mal de sensations jetables.

plumedecib 06/10/2008 14:12


ENTIEREMENT D'ACCORD AVEC TOI HOUHOU  ! 

- Si tu peux aller voir, ce sera bien. tiens-nous au courant. Reportage photo s'il le faut. On va essayer de faire connaître cette histoire et de trouver les soutiens nécessaires à ce jeune homme
.

MERDE A LA FIN ! UN JEUNE S'INSTALLE A LA CAMPAGNE, PRODUIT DU BIO, TRAVAILLE POUR SA FAMILLE MAIS AUSSI POUR LA SOCIETE ET LA PLANETE.
- DES VIEUX CONS VIENNENT LE TERRORISER, ALLANT MËME JUSQU'A LE MENACER DE S'EN PRENDRE A SA FILLE ET "D'EN FAIRE UNE FEMME" DANS UN FOSSE ET PERSONNE NE DIT RIEN ?
 


houhou 06/10/2008 11:30

bonjour ciboulette, content que tu en parles, j'en n'ai pas fait un article dans mon blog mais j'ai écrit un article il y a quelque temps ici http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=92996&page=2et làhttp://www.lepost.fr/article/2008/10/05/1280838_jeune-agriculteur-menace-de-mort-un-incendie-detruit-sa-grange_0_643397.html?#reaction_643344

plumedecib 06/10/2008 11:50


ah je me disais bien aussi que je l'avais lu sur un blog. Il y a des sujets phares qui font vendre du papier et totalement oublier la réalité de la vie de tous les jours, ici, chez nous !