REFORME DU CHOMAGE = INSTITUTIONNALISATION DE LA PRECARITE

Publié le par plumedecib

Et mort de notre CLASSE MOYENNE ! Nous vivons un bouleversement sans précédent et comme aux USA, nous faisons le deuil de 50 ans de droits civiques. Il semblerait que l'histoire nous rattrape. Bien fait, n'avions qu'à pas mettre des dictateurs à la tête de nos gouvernement ! Voici un article, me semble-t-il où s'expriment des gens de terrains qui ont une bonne idée des conséquences de cette réforme . Tout le monde est concerné sans exception puisque cette réforme vise avant tout à dévaloriser le travail et à faire de nous tous des intermittents, des tâcherons.....
Que la fête commence ! Et je vous conseille vivement de commencer le repérage des poubelles les mieux remplies car bientôt ce sera le seul super marché accessible aux sans un.

Réforme du chômage : « C'est l'institutionnalisation de la précarité »


Aggravation des sanctions. Restriction des voies de recours. Privation du droit à l'assurance chômage pour les salariés sans-papiers... Un décret promulgue les nouvelles contraintes qui rythmeront le quotidien des chômeurs dans leur recherche d'emploi. A la Maison du chômage, à Montpellier, des personnes sans emploi témoignent de leur condition et surtout de leurs difficultés pour s'en extraire. Gilles Rousselet, de la CFDT en région, s'inquiète des conséquences de cette nouvelle réglementation. Au contraire, la présidente du Medef, Laurence Parisot, salue "l'offre raisonnable d'emploi".

« C'est l'institutionnalisation de la précarité. Les inégalités sociales vont encore augmenter. » Jacqueline Balsan, vice-présidente du MNCP (Mouvement national des chômeurs et précaires) et coordinatrice de la Maison des chômeurs à Montpellier, voit d'un très mauvais oeil la nouvelle réglementation en matière de chômage. « Ces mesures vont surtouttoucher les classes moyennes en recherche de travail. Elles vont être de plus en plus souvent obligées d'accepter des emplois déqualifiés » , regrette Jacqueline Balsan. Pour elle, l'obligation d 'accepter des "offres raisonnables" va irrémédiablement conduire à une perte de motivation chez les individus.

« Tout va se dérouler en fonction du marché du travail. Le gouvernement veut pourvoir des postes à court terme pour faire reculer les chiffres du chômage. Au final, il va généraliser la précarité » , estime Bruno Melin, lui-même chômeur et bénévole de l'association. Patricia, 49 ans et chômeuse depuis un an, commence déjà à perdre patience : « C'est de plus en plus difficile de trouver quelque chose. C'est démotivant. » Son âge, conjugué au faible nombre d'offres, ne lui ouvre que quelques portes plus précaires les unes que les autres : « Je voudrais travailler à plein temps, mais l'ANPE ne me propose que des mi-temps en remplacement. Ce ne sont pas nous les chômeurs qui nous positionnons sur un emploi mais l'inverse », se désole-t-elle, parfois découragée par le nombre de postulants sur une même offre.

Pour Patricia, le temps passe et ne joue pas en sa faveur, il semble plutôt l'enfermer dans sa condition : « C'est un cercle vicieux, la précarité. On n'a pas d'argent donc pas de voiture, pas internet et du coup, c'est encore plus compliqué de trouver un travail », explique-t-elle, lucide. Patricia enrage en abordant la façon dont elle se sent traitée par la société : « Nous cherchons et, en plus, nous sommes de plus en plus "fliqués" par les référents de l'ANPE. Le côté humain n'existe plus. On parle de nous comme des bénéficiaires de ci ou de ça. Mais nous ne sommes bénéficiaires de rien du tout... » Bruno Melin renchérit : « C'est vrai que nous sommes une population stigmatisée. Pourtant, il ne faut pas croire : la plupart des personnes au chômage cherchent un emploi ».

Son cas apparaît symbolique des quinquagénaires en recherche de poste : « Une fois, j'ai passé un entretien à Marseille pour être responsable adjoint dans un supermarché. La directrice a vu mon CV et a trouvé que j'avais le profil d'un directeur. Tout allait bien jusqu'à ce qu'ils découvrent que j'ai plus de 45 ans . » Baisser ses prétentions salariales ? Arrêter de chercher un emploi dans sa spécialité ? Ça fait bien longtemps que Patricia et Bruno s'y sont résolus. 

Matthieu MAROT et Pierre BRUYNOOGHE
SOURCE 

Publié dans Gouvernement ZoZo

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marie laure 20/09/2008 19:40

Sur le coup, là, j'ai plus du tout envie de déconner ....

plumedecib 20/09/2008 19:47


je crois que l'analyse est assez juste. Malheureusement. Faut se cramponner Marie ! Et quand même rigoler parce que faire la gueule ne fera pas avancer le shimilimilimili....


Lily 18/09/2008 20:47

Oui... Bah, le "gouvernement à lui tout seul" fait le ménage : coupez tout ce qui dépasse dans cette belle société française qui doit se remettre au travail... Et un chômeur, oui, oui, ça fait désordre. C'est sale.

plumedecib 18/09/2008 21:39


Une belle société toute propre.... un vieux rêve hitlérien qui fait toujours recette donc... Au diable les chômeurs, les vieux, les mal foutus ! Y a qu'à voir tout le pataquès qu'on a fait sur les
JO des valides alors que la récolte des médailles était plutôt modeste.. par rapport aux JO paralympiques où les français ont engrangé une bonne cinquantaine de médailles.... dans l'indifférence
générale.