Education nationale, des décisions qui font un carnage à court terme

Publié le par plumedecib

Il y eut d'abord l'histoire de la carte scolaire. Oh ! cela semblait assez peu important. Cela donnait surtout la possibilité à chacun d'inscrire son enfant où bon lui semble. L'envers du décor est aujourd'hui à la place de la scène idyllique que nous décrit un ministre qui se sent si sûr de lui. Certains établissements dits "sensibles" sont donc désertés. Tant mieux disent cette année les professeurs ! Avec des classes de 16 élèves, on va pouvoir monter des projets et vraiment bien travailler. Mais ces professeurs ont tout de suite flairé le problème : dès l'an prochain des classes vont fermer dans ces établissements ! Bah oui, c'est la logique de la chose, et c'est même peut être le but de la loi sur la carte scolaire. Pour en arriver où d'après vous ?
Parallèlement, les écoles privées annoncent être en sur effectifs. Certains établissements construisent de nouvelles classes. 30 à 40 élèves dans les classes de collèges et de lycées privés ! Cela amplifie d'année en année...
Bon, ben tout ça nous amène à un genre de privatisation de l'enseignement, naaan ? Quand on pense que le cheval de bataille du capitalisme est la privatisation....
Concernant le manque de professeurs, conséquence de la suppression de postes, je rappelle que le corps enseignant manifeste un peu partout d'une manière tout à fait constructive. L'éducation nationale fonctionne à flux tendu. Il est fait appel à l'ANPE dans un premier temps pour trouver des professeurs. On se dépatouille comme on peut afin d'assurer la rentrée mais le bricolage ne saurait tenir longtemps.
Quand à la suppression des cours le samedi matin, elle conduit tout simplement à rallonger les journées des élèves qui se retrouvent certains jours à faire neuf heures de cours d'affilée. Certains sortent des établissements à 19 heures le soir ! Des professeurs ne peuvent plus faire de pause déjeuner, les cours s'enchaînent non stop !
J'ai lu de nombreux témoignages sur Internet, dans les journaux. Mais j'ai surtout pu les vérifier sur l'emploi du temps de mon fils de 16 ans qui est en terminale. Pour l'instant, il n'a pas été possible de caser toutes les heures de cours. On en est à négocier les heures entre profs. Le professeur d'allemand a ainsi pu racler une heure le lundi de 13 à 14 heures, le prof de physique a réussi à caser la troisième heure de cours. Mais tout n'est pas réglé !
Ah elle est belle la réforme de l'Education Nationale ! Ca fait joli sur le catalogue ! 
 

Publié dans Enseignement

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fleche 15/09/2008 09:26

Le bouquet final : les médailles ! Ceci dit, il va peut-être y avoir quelques retours en arrière car les décisions prises par le ministre de l'EN vont quelque peu à l'encontre de ce qui se fait en Europe.Nous en faisons encore partie il me semble.

plumedecib 15/09/2008 09:33


Oui, j'ai découvert ça hier. Le coup des médailles, il faut avoir de l'imagination quand même surtout dans l'art de brasser de l'air ! C'est un gros vent de démagogie qui souffle sur notre Pays.
Mais attention, ce genre de fantaisie cache, je pense, des reformes profondes et très dangereuses qui ébranlent les fondations de notre constitution. C'est toujours la même rengaine me dires-vous.
Mais depuis un an, le petit scie ces fondements à la base avec la patience d'une duègne !


charlotte 14/09/2008 08:17

J'ai hélas eu moi aussi cette attitude, le boulot, les gosses, les soucis d'échéances quand tu es patron et que tu as des employés. Eh oui, mais je te rassure je n'étais pas au MEDEF et je n'ai jamais exploité mes employées, d'ailleurs elles sont restées mes amies. Nous faisions confiance, enfin une confiance relative à nos dirigeants, mais depuis 2001, en ce qui me concerne, un malaise s'est installé et c'est à partir de là que j'ai commencé à creuser, que de temps perdu ! Mes gosses aussi  ont subi les conséquences de cette ignorance et comme ils ont respectivement 41,34 et 32 ans, c'est un peu tard pour rattraper les dégats, mais je m'y emploie quand même.Bises

plumedecib 14/09/2008 10:46


Gros bisous ma charlotte et bon courage, tu as du pain sur la planche !!!


Pascale Zugmeyer 13/09/2008 20:58

Mon fils est en primaire. Le jour de la rentrée, on m'a remis un petit "Guide pratique des parents" de 96 pages. Multipliez par le nombre de parents (x 2 lorsqu'ils sont divorcés...) Combien cela a-t-il coûté en tout à l'Etat ? Quelle gabegie...

plumedecib 14/09/2008 10:40


cela me fait penser au petit livre de Mao !!! My God !


charlotte 13/09/2008 11:27

En ce qui concerne l'accueil obligatoire en cas de grève, non seulement ça remet en cause le droit de grève (comme pour les transports) mais, plus d'excuse de grève pour l'absentéïsme au boulot, ça arrange donc bien le MEDEF non ?ATTENTION DANGER . Tout se tient dans cette politique, même si on a l'impression qu'il y a des couacs, ils sont voulus afin d'alimenter les médias et ainsi diriger notre attention, ce qui permet d'occulter tout ce qui se fait en douce. Exemple EDVIGE et ainsi le décret concernant CRISTINA (secret défense) est passé sans problème.Bises

plumedecib 13/09/2008 12:47


comme tu dis tout se tient charlotte ! Chaque décision, chaque loi, chaque décret sert un programme unique monté depuis longtemps par les défenseurs d'un empire colonial mondial. Je découvre tout
ça. Et je regrette de ne pas m'y être intéressée plus tôt. Je crois que je fais partie de ces gens qui ont pendant des années fait confiance à des gouvernements parce que ça ne dérangeait en rien
leurs petites habitudes quotidiennes.  Aujourd'hui, j'ai fait des enfants et par mon ignorance, je leur ai préparé un drôle de monde où la liberté d'expression n'a plus d'existence, ou le
libre-arbitre se confond avec la pensée unique...


Bred 13/09/2008 09:45

D'accord pour ce qui est des dégats. Mais ne confondons pas :La suppression du samedi matin concerne les écoles PRIMAIRES, où les heures dégagées, si j'ai bien compris, sont consacrées au soutien, le plus souvent le matin avant la classe. Cela rallonge donc les journées des professeurs, mais pas celles de la majorité des élèves, qui effectuent 3 heures de moins qu'auparavant.Tout ce que vous décrivez, les cours de 18h à 19h ou de 12h à 13h, cela ne peut être que dans le SECONDAIRE, où le samedi matin existe toujours, au choix de l'Etablisssement. Ces dérèglements sont plutôt à mettre sur le compte de la politique actuelle que vous appelez à juste titre "à flux tendu" : suppressions de postes, remplacés par des heures supplémentaires, appel à des contractuels, généralisation des "compléments de service", c'est-à-dire des enseignants à cheval sur plusieurs établissements, passant de nombreuses heures dans les transports : autant de contraintes supplémentaires sur les emplois du temps, déjà assez lourds, des élèves.

plumedecib 13/09/2008 10:22


il ne faudra pas beaucoup de temps pour se rendre compte que ce système ne fonctionne pas... A moins de créer des cités U pour les profs à proximité des collèges et lycées ! On leur demandera aussi
de ne pas avoir de vie de famille ! Bref, on pourrait donc demander aux soeurs et aux prêtres de reprendre le chemin de l'école, puisque de toute manière il y a de plus en plus de monde dans les
écoles privées. L'avantage est qu'ils sont dispos à 100 % et qu'on peut les payer de manière dérisoire ! :=))