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 Plume de cib'

Plume de cib'

libre et donc sceptique.


Une multitude de contestations tue la contestation

Publié par plumedecib sur 13 Juin 2008, 15:45pm

Catégories : #PARTIS POLITIQUES


Le gouvernement et son président ne sont pas des imbéciles, ils ne font rien au hasard. L'assaut du Pays a sans doute été préparé de longue date. Ils utilisent  une tac-tic militaire éprouvée : attaquer sur tous les fronts et de manière anarchique, noyer l'ennemi sous une salve continue de mesures, visant  en particulier les bases, les assises de nos systèmes social et économique. C'est redoutablement efficace. Nous sommes perdus, aux abois,  physiquement et mentalement figés dans la peur, accrochés au bastingage, incapables de diriger le navire ou de rectifier le tir. Nous attendons le choc avec fatalisme.

Pourquoi ne sommes-nous pas dans la rue ? Pourquoi les syndicats sont inexistants ? Pourquoi les opposants brillent par leur absence ? Pourquoi les français sont amorphes ?

Ça arrive de partout, pas le temps de décanter l'information, de la digérer, de réfléchir, une autre se pointe, écrasant la première et ainsi de suite. C'est un feu nourri d'informations, de réformes plus ou moins étudiées, qu'importe ! L'important est que ça ne s'arrête jamais. Au bout d'un moment, tout le monde est las, éreinté, écoeuré et c'est la fuite, le repli. On ne sait plus ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Où  sont les priorités ?  Les valeurs se déplacent, fuient. Il faut joindre les deux bouts, atteindre tant bien que mal la fin du mois. Tout fout le camp, tout nous file entre les doigts.

Voilà. A ce rytme-là, je peux vous dire que nous sommes battus d'avance.

Il me semble essentiel que ce repli serve à essayer de se  recentrer. Qu'est-ce qui est essentiel ? Je vois sur le Net et même sur nos communautés des organismes syndicaux, politiques qui jouent le jeu des médias, attrapent l'info, fustigent sans cesse Sarko. Le nihilisme s'étend. Plus de place à l'innovation, à la construction. On dirait que chacun de nous s'applique à exciter les autres. C'est à celui qui sort l'info la plus inacceptable, qui se fend du papier le plus meurtrier vis-à-vis du gouvernement. Or, je constate que même ceux qui n'ont pas Internet sont maintenant très bien informés. Ils ont compris que nous sommes à la dérive, que les droits de l'homme, les libertés, l'égalité, tout ça c'est foutu. ET APRES ?

Voilà le problème ! Après, il n'y a rien ! Si on commence à amorcer un comportement constructif, si on essaie de mettre une brique sur l'autre, personne n'est intéressé ! Tout le monde se fout bien pas mal de l'avenir. Aujourd'hui, oui, nous rognons les os que l'Etat nous jette, nous rognons avec acharnement, la bave aux lèvres, les yeux injectés de sang. Nous n'avons aucune intention de construire quoique ce soit ! Nous attendons, attendons. Nous attendrons indéfiniment car nous sommes devenus des irresponsables.

Si nous voulions vraiment que ça change, nous nous serions pris par la main depuis longtemps. Nos démarches individuelles se seraient depuis bien longtemps rejointes et nous aurions formé un courant nouveau. Nous aurions déjà remis depuis longtemps l'homme au centre du débat. Nous aurions rejeté tout ce qui pouvait mettre un terme à nos valeurs fondamentales.


NOUS NE VOULONS PAS QUE CA CHANGE.

POURTANT NOUS SOMMES ENCORE ET TOUJOURS MAITRE DE NOTRE DESTIN;

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benedicte 17/06/2008 15:02

@xavier ... oui !!! En être conscient, est un chemin sur lequel on avance sans pour autant détenir de vérité absolue, sans avoir de solution miracles à proposer. @ Cib C'est la que ça coince, je suis convaincue que les solutions ne peuvent être élaborées et
mises en oeuvre que collectivement, or la majorité des gens attendent
une solution qui vienne de l'extérieur, sans être conscient qu'ils
font partie du problème, et donc qu'il ne peut y avoir de solution
indépendante d'eux, sans qu'ils y participent peu ou prou.J'essaies d'éviter de parler de l'agité du bulbe, en plus rien ne serait plus offensant pour le nain, que l'on cesse de parler de lui ! Le problème ce sont les orientations des mesures prises, et actuellement les autres susceptibles de prendre sa place mettront en oeuvre une politique similaire et probablement de manière plus vicieuse et feutrée. Si Sarko est un problème, il n'est pas le problème et sa disparition du paysage politique ne changera pas grand chose à la dérive en-cours, qui a commencé il y a plus de 20 ans.Les constats nous pouvons les faire individuellement, mais trouver des solutions ne peut être fait que collectivement, en mettant en commun les pièces du puzzle, en quelque sorte que chacun a. Mais si pour structurer une proposition on peut faire un travail collaboratif sur le net, il est impropre pour la mise en commun de départ, et de sortes de brain-storming où tout fuse et qui en rebondissant d'une chose à l'autre, permettraient de faire émerger des pistes. Le net est un bon outil de partage et de circulation de l'information, pour travailler de manière collaborative et transversale la mise en forme d'un projet, mais il n'a pas la fluidité, l'interelation permettant la synergie, l'émulation créative nécessaires à l'élaboration d'une réflexion collective ... c'est pour ça qu'on arrive pas à avancer. Ce relationnel particulier que nous avons eu au Monastier, ne peut exister à travers le net, du coup on se retrouve de nouveau en panne, comme devant un écheveau de laine emmélé dont on arrive pas à trouver le fil. Il nous faut chercher le moyen de trouver en local, vu que les grands déplacements ce n'est pas dans nos moyens d'en faire régulièrement, des personnes avec lesquelles constituer ne serait ce qu'un tout petit groupe capable d'être dans cet état d'esprit ... mais comment je ne sais pas. Mais sinon on va continuer à regarder impuissant les choses se dégrader. Je regrette vraiment que nous soyons si dispersés géographiquement, mais il va falloir faire avec :) Bises

plumedecib 17/06/2008 15:24


Nous en revenons toujours au même point ; que faire et comment ? Mais d'abord y a t il une solution globale ? Une piste ? naan... Notre société ne s'est pas bâtie en un jour, il faudra du temps
pour la défaire et encore plus de temps pour en créer une autre. Nous ne sommes que l'infiniment petit dans l'infiniment grand. Et nous ne pouvons que nous consoler en sachant que sans l'infiniment
petit, il n'y aurait pas d'infiniment grand. Tiens, genre, sans nous le débridé du solfège, l'hydrocéphale de l'Elysée ne serait pas là, si nous ne l'avions pas mis. Mais, je suis d'accord, secouer
l'agité ne servira pas à donner du goût au breuvage qu'il nous sert.
Il n'est que l'héritier d'une politique depuis longtemps mise en place dans le Monde, le capitalisme.
Permettre aux citoyens d'avoir accès à Internet, c'est aussi les aider à se gaver d'informations plus ou moins importantes qui leur remplient le cerveau et les empêchent de réfléchir. La surenchère
de l'information stridente et déjà vicieuse n'est qu'un éxutoire passager. Je me rends compte maintenant que nous pédalons dans la semoule et qu'il faut passer à autre chose. Nous avions besoin de
le faire pour en arriver là. Mais continuer sans relâche sans réfléchir à l'étape prochaine nous conduira à un épuisement radical, un dégoût, une OD, et le repli sur nous-mêmes...

Il me paraît essentiel de ne pas se nourrir de l'espoir de vouloir changer les choses immédiatement. Il se peut que ce que nous faisons ait l'air de ne servir à rien, mais aura contribuer à ce
nouveau Monde dans 50 ans. Je crois que par notre grande naïveté, nous nous sommes coupés l'herbe sous les pieds, nous avons profité à outrance d'un simulâcre de confort. Nous nous sommes vautrés
dans l'individualisme, et nous payons les pots cassés, dur crédit, je vous l'accorde, mais mérité.


sixtine 16/06/2008 12:30

Il faut donner du temps au temps ! Malheureusement, en avons-nous encore le temps ?Il nous a fallu à nous- même du temps pour réfléchir et comprendre...afin de percevoir les contre- vérités et modifier notre raisonnement !Je penche plus pour léthargie que coma...et j'espère être dans le vrai...

fleche 16/06/2008 12:01

C'est la question fondamentale Cib, y a-t-il encore de la vie ?Pas si sûr. Pourquoi les abeilles mourraient-elles par milliers ?Là encore, alors que c'est un signal fort et désastreux, quelles sont les réactions notamment des pouvoirs publics ?Sont-ils tous ligotés les uns par Monsanto, les autres par les puissances agro-alimentaires style Nestlé, les derniers par les pétroliers.Quelles sont les parts des états dans ce monde très fermé de la grande finance ? Il se trouve là le pouvoir, pas chez les politiques.

plumedecib 16/06/2008 15:17


Et la réaction des populations ?
Quand vous voyez que les ventes de 4x4 ne cessent d'augmenter et que ce marché n'a jamais été aussi florissant !!!!


mycr 16/06/2008 11:09

Très bien vu Cib, attaquer sur tous les fronts c'est une technique militaire pour épuiser l'adversaire qui ne sait plus où donner de la tête et comment réagir.  C'est exactement ça.  Plus (0) de réaction.  D'autant plus que le système a habitué les Français à ne plus prendre leur sort entre leurs mains.  Stade de coma dépassé.  Encéphalogramme plat.  Calme plat.  Ce n'est pas ça la définition médicale de la mort?

plumedecib 16/06/2008 11:22


Voilà, et je vois que sur les communautés, les internautes jouent exactement le jeu de l'Elysée. Je l'ai fait moi aussi. Et puis à un moment, tu te demandes qu'est-ce que tu fous là ? S'invectiver
en permanence, épier tous les faits et gestes du bouffon de service, les dénoncer alors que ce ne sont que des secrets de polichinelle car il agit au vu et à la face du Monde, est non seulement une
perte de temps mais surtout une perte d'énergie. Etre dans la négation permanente n'a jamais rendu positif.
Un mouvement spontané début 2007 a malheureusement été tué dans l'oeuf, détruisant l'effort, le courage, la ténacité des derniers citoyens debout. J'ai l'impression que tout ça était calculé
d'avance, nous sommes les acteurs d'un mauvais film.
Le bonimenteur numéro deux va maintenant nous jouer la flute de l'Europe traversée par un courant démocratique... Je ne sais pas vraiment comment on peut s'en sortir. Tant qu'il y a de la vie, il y
a de l'espoir, dirons-nous. Mais y a t'il encore de la vie ?


Jacques 16/06/2008 10:08

Suis vraiment pas d'accord avec vous !!!:http://lamauragne.blog.lemonde.fr/2008/06/15/et-si-on-reparlait-des-retraites-juste-avant-les-manifs-de-mardi/jf.

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