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MAI 2008  "ENVOYONS NOS PAVES GRAPHIQUES
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Jeudi 1 mai 2008
Cela me rappelle ceci :
 ARBEIT MACHT FREI  Le travail rend libre !

Compétitivité et flexibilité du travail étaient les mots d'ordre dans le IIIe Reich !



Et je vous invite avec beaucoup d'insistance à lire ce qui suit :

La destruction par le travail

...... C'est ainsi que l'ordre hitlérien ouvrit aux capitalistes allemands frappés par la grande récession de vastes perspectives de profits. Certes, les ouvriers allemands jouirent du plein emploi ; mais ce fut, comme l'a rappelé William Schirer, au prix de leur abaissement à l'état de serfs et à des salaires de misère. Bientôt, de telles conditions devinrent le lot de toute l'Europe occupée. Compétitivité et flexibilité du travail étaient les mots d'ordre dans le IIIe Reich, et cette sorte d'ajustement structurel avant la lettre devait permettre de préparer l'explosion guerrière de 1937. Mais le slogan « Freude durch Arbeit » (la joie par le travail) dégénéra en « Vernichtung durch Arbeit » (la destruction par le travail), car, au bout de cet ajustement-là, il y avait la mort. Chez Volkswagen, la main-d'oeuvre étrangère soumise au travail forcé était exposée au froid (des photos dans le livre montrent de jeunes femmes soviétiques travaillant pieds nus, réduites à l'état d'esclaves), aux coups incessants, à la malnutrition et à la mort précoce.

Un mois à peine après sa prise de pouvoir5, Hitler adressait une note de politique industrielle à la toute-puissante Fédération allemande de l'industrie automobile dont - comme par hasard - Ferdinand Porsche était le président. L'avant-projet du texte av ait été soumis auparavant à toutes les grandes lumières du capital financier allemand, car il s'agissait de définir un total remodelage de l'industrie. Le Führer y réitérait l'assurance que la bourgeoisie n'avait rien à craindre, grâce au soutien illimité de l'Etat nazi. Les mesures d'aide prévoyaient la rapide construction d'infrastructures, des avantages fiscaux et des subventions à l'exportation, la mise à disposition d'une main-d'oeuvre et de matières premières bon marché ainsi que d'importants crédits. Que demander de plus, en pleine dépression mondiale ? Privatiser les gains, socialiser les pertes : la même recette serait préconisée, plus tard, par la Banque mondiale et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Des dizaines de milliers de PME, également au service du credo nazi, profitèrent de l'essor des industries d'armement, de l'expropriation de la bourgeoisie juive et des pillages de la Wehrmacht. Parallèlement, la nouvelle législation du travail signifia la complète liquidation des institutions de la classe ouvrière, édifiées au fil de plus d'un siècle de luttes acharnées.

A lire la suite ici
Grand capital et IIIe Reich


Et rappel de la devise de Pétain, TRAVAIL FAMILLE PATRIE.

Nous sommes en train de jouer dangereusement avec l'histoire. Les allemands en 33 n'ont pas réagi à la propagande. ils n'ont pas vu le mal arriver. Ils se sont laissés hypnotiser. Et l'histoire s'est écrite.


par plumedecib publié dans : A Propos créer un trackback
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