Texte Libre



Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

DES MOTS


"Il faut haïr très peu, car c'est très fatiguant.

Il faut mépriser beaucoup,

pardonner souvent,

mais ne jamais oublier."

Sarah Bernhardt

Portrait par Giovanni Boldini(v. 1880)

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Jeudi 20 mars 2008


L”UMP veut récupérer les déçus du Modem

Le NC veut récupérer les déçus du Modem

Le Modem veut récupérer les déçus du Nouveau Centre.

C’est qui l’UMP, le NC, le Modem ? Montrez-vous petits coquins ! Pourquoi vous voulez toujours piquer les jouets des autres ? Vous n’en n’avez jamais assez, hein ? Petits nantis, va ! Vous allez voir, si vous n’êtes pas sages, on vous enlève le théâtre et on vous passe un disque de Carla Bruni.

Il y a des moments où j’ai vraiment la rage et puis des moments où je me marre. Je ne sais pas si c’est le printemps qui me fait ça.

Voici donc une fabrique de pantins qu’on appelle parti politique, lui-même faisant partie du grand groupe de la République. Plus y en a, plus ça rapporte des sous, plus les fabriques sont subventionnées.

Au moment des élections, on va en extraire quelques lots bien réussis, on va les gonfler à l’hélium pour qu’ils deviennent des porte-drapeau, des chouettes magnétophones vivants, bondissants, manquant presque de s’envoler au Pays des Merveilles qu’ils décrivent dans les contes pour ceux du marché, tout en sniffant de la poudre de Perlimpimpin.  Ou de la sciure de bois, ça fait le même effet. Surtout avec de la colle, pour boucher les trous, en cas de perte de mémoire ou de dissidence, non dissonance.

On ne manque pas de faire une réunion d’après élections qui a pour but de réunir “tous les amis”, de faire un point et de mettre en place un programme pour la suite. Oh Oh Oh  ! Stop ! Je déconne-là.  Pardon, scusez-moi, un rêve s’était échappé. Hop ! Je l’attrape et le range.

Bon, c’est le moment où les parents récupèrent les enfants pour les faire manger et les mettre au lit. C’est difficile de les faire redescendre, avec tout ce qu’ils se sont mis dans la gueule. Certains continuent de réciter le bréviaire du bon petit adhérent adhésif en se scotchant les narines pour garder la substance le plus longtemps possible.

C’est le moment aussi où souvent les bagarres éclatent. Pensez voir, avec toute cette excitation ! On fait feu de tout bois, y en a qui s’arrachent les bras pour taper sur les autres. D’autres s’immolent pour montrer qu’ils sont secs, bien sculptés, des vieux de la vieille. Les parents excédés par leur progéniture intenable hésitent entre les mettre au bain ou au parfum, ou de leur mettre une torniole. Pourtant ça les calmerait de leur montrer l’envers du décor, l’autre côté du Pays des Merveilles, l’endroit où on tire les ficelles. Oh ! Pauvres adhérents, ils se rendraient compte qu’ils ne sont pas des enfants, mais de simples pantins. Et si papa, maman décident de lâcher les ficelles, ben, l’adhérent, il tombe. Il n’est pas foutu de se tenir sur ses jambes tout seul.

François, rentre à la maison ! Ca suffit tes conneries ! Viens ranger ta chambre d’abord, il y a des playmobil partout !

François va-t-il écouter ses parents ? Va-t-il abandonner ses camarades de jeu ? Va-t-il leur laisser sa place de chef ? Ou François préfère-t-il rester dans la cour pour défendre sa place de chef ?
Quelle cruelle dilemme pour ce petit habitant du village France !
Pas de soucis, François, toi qui n’es pas un petit pantin, mais bien un manipulateur de pantins, sois donc rassuré, ils ne vont pas se battre pour prendre ta place quand tu n’es pas là, ils vont attendre que tu reviennes les animer avec ton souffle censé être divin ! Va apprendre tes discours en attendant !

Si seulement la bonne fée pouvait passer par là et transformer les pantins en petits enfants... Ah oui, mais pas des écervelés prêts à suivre le premier marchand de foire venu !  Non, des enfants courageux, fiers de ne pas se laisser griser par les discours des vilaines personnes. Des enfants qui pourraient vite devenir des adultes conscients d’une chose très importante :

Sans les adhérents, il n’y a pas de parti.
Mais dans les partis, il y a des règles, des statuts régis par la loi de 1901. Le système associatif est conçu sur un mode collaboratif et non pas autoritaire. Or, les adhérents du MoDem n’ont jusqu’à ce jour jamais réagi aux innombrables irrégularités qui ont ponctué la création de leur parti. Ils ont toujours “attendu” pour voir si la prochaine magouille serait assez amère pour les faire déchanter. Mais il semble qu’ils aient le coeur et l’estomac bien accroché car on a beau leur enfourner les pires mixtures, ça ne les fait toujours pas gerber.

Ce sont les estomacs des adhérents et sympathisants du Modem qui sont responsables de sa mort. Et non pas ceux qui s'en sont emparés sans rencontrer de résistance. Les adhérents sont ignorés ? Qu'à cela ne tienne, étienne ! Ils ont la possibilité de provoquer les réunions, les assemblées et de voter pour nommer de nouvelles instances. Mais personne ne bouge, alors pourquoi se gênér !

Je vois des appels à la construction d’un nouveau parti démocrate, et j’en ai lancé moi aussi. Mais je me dis qu’avec le peu d’énergie développée pour tenter de faire exister le MoDem dans les règles et dans la transparence, devant tant de peur d’une hiérarchie auto proclamée qui tire les ficelles, devant si peu d’initiatives, de mises en danger, je crains bien que toute tentative soit un flop.

Nous sommes assez nombreux à avoir ahaner sans être parvenus à se faire entendre, sans être parvenus à bouger une seule pierre de la forteresse, à part celles qu'on nous a envoyées pour nous fermer le clapet. Nous n’avons pas pu franchir les barrières d’adhérents remplis de bonne volonté qui, en protégeant de leur corps les bonimenteurs, ont largement contribué à précipiter le MoDem dans le trou.

Nous avions au départ parlé d’un mouvement transversal, transparent avec une forte démocratie participative, et le but de construire un projet de société moderne, en dehors de tout clivage politique, y compris du centre. Jour après jour, c’est exactement l’inverse qui s’est construit et ce, sans que les adhérents bougent le petit doigt, sans qu’ils s’offusquent, sans qu’ils trouvent le liant pour s’opposer à ce rapt. On se croirait dans le parti de la branlette.

Il y a peut être une fée qui se balade au-dessus de nos têtes, toute prête à nous sortir de notre condition de pantin, toute prête à nous rendre conscients que nous avons un cerveau, un libre-arbitre, le droit à la parole, que nous sommes responsables de notre Pays, que nous ne sommes pas juste là pour subir. Et si nous ne prenons pas déjà les rênes d’un petit parti, comment peut-on espérer lutter un jour contre un appareil gouvernemental qui est en train de nous “spolier” comme dirait Arlette ?



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Par plumedecib - Publié dans : La Rubrique de Cib'
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