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 Plume de cib'

Plume de cib'

libre et donc sceptique.


Consommation, dix ans après....

Publié par plumedecib sur 22 Février 2008, 11:56am

Catégories : #Reflexions



J'apprends que les français consomment moins de lait.

Ah oui ? Mais comment cela se fait-ce ?

Aimeraient-ils moins le lait ?

Naaan, je ne crois pas. Je pencherais plutôt pour une réponse toute simple. Si je prends le lait lactel bio demi écrémé, par exemple, je remarque que ces derniers temps, le prix du litre est passé de 1,04 euros à.... 1,31 euros. Soit 27 centimes d’augmentation. Alors comme nous sommes encore assez imprégnés de nos chers francs, au premier abord, nous nous disons que 27 centimes, ce n’est pas la mer à boire. Sauf que 27 centimes d’euros, c’est 1,77 francs ! Ca lui met quand même 29 % d'augmentation dans la gueule en l'espace d'un mois, les amis !

Pour rire, je me suis amusée à faire un comparatif de prix entre 1998 et 2008.



Assurance Twingo 1998 = 289 euros
Assurance Twingo 2008 = 534 Euros   = + 85 %

Il s'agit bien sûr d'une autre Twingo, mais même caractéristiques, toutes les deux ont moins de cinq ans et sont assurées en tous risques à la MAAF.


Essence  1998 =  0,91
Essence   2008 = 1,35                               = + 48 %



Au hasard
Un agenda scolaire 1998 =  2,27 euros
Un agenda scolaire 2008 =  4,50 euros  =  + 99 %


feuillets mobiles par 200 1998 =  0,75 euros

feuillets mobiles par 200 2008 =  3,10 euros     = + 310 %


Loyer de 1998 => 2007                                        = + 52 %

Taux horaire SMIC 1998  6,13 euros
Taux horaire SMIC 2007 8,44 euros
= + 38 % d'augmentation


SALAIRE MENSUEL

Mensuel 1998 = 1036 euros pour 169 heures

Mensuel 2007 = 1 280,07 Euros pour 152 heures
                              
= moins de 24 % d’augmentation

Voilà  ! CQFD !

On peut remarquer que le passage aux 35 heures a coûté bonbon aux salariés ! Puisque leur salaire mensuel n'a augmenté que de 24 % alors que le salaire horaire a augmenté de 38 %. Ceci ajouté à l'augmentation faramineuse des prix nous met dans de beaux draps.

On peut se demander : A QUI LA FAUTE ?

Il est évident que des réformes profondes de notre système économique doivent être impérativement étudiées et appliquées. Ce n'est pas avec du rafistolage, des mesures pour les riches, de la politique pipole qu'on va s'en sortir. Ce n'est pas, non plus, avec les embryons de programme de la gauche ou du centre qu'on va trouver la solution miracle.
Le travail est à faire en profondeur par des gens compêtents. Or, rien ne semble se dessiner. Je ne suis pas économiste, je ne suis qu'une citoyenne lambda. Mais je crois avoir assez de jujotte pour dire que ce sont toujours les chiffres qui parlent et si on ne les écoute pas, on boit le bouillon. Nous vivons, je pense, une époque charnière où les fondamentaux ne peuvent plus être les mêmes qu'après la dernière guerre mondiale. Nous devons sans plus tarder aborder le virage nécessaire pour nous conduire à une économie mondiale différente. Oui, la décroissance est inévitable. Mais selon moi, cette décroissance se rapporte juste au système usé qui gère encore notre économie. Il va falloir intégrer un peu de modernité dans la gestion du Monde. Ne pas se voiler la face, cela va être dur.

Les grands journaux nationaux sont devenus des revues pour teen agers. Sommes-nous retombés dans l'enfance pour qu'on nous serve des histoires de SMS, de mariage avec une chanteuse, de fan-club de Bayrou avec des afficionados qui jouent au "Club des cinq" ?

Vraiment, il y a un temps pour se marrer, un temps pour faire la popotte. Mais il faut aussi passer aux choses sérieuses, sans quoi on ne pourra jamais se marrer tranquilles. La France est partie pour faire le Titanic. Est-ce qu'on met les canots à la mer ou est-ce qu'on essaie de sauver le Titanic ?
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xavaix 23/02/2008 12:32

Bonjour , une petite question que je me pose ( je viens de recevoir des remboursements de SS ) .Compte tenu du moindre remboursement de actes médicaux ( et ils sont de + ne + nombreux ) et de projets en cours , ne suis je pas atteint indirectement dans mon pouvoir d' achat ? Plus j' ai des problèmes de santé , plus j'ai des problèmes financiers . Nous sommes quatre à la maison , deux filles étudiantes (donc un certain budget ), et moi ,aujourd'hui ,avec des problèmes de calculs rénaux depuis le début de l'année ( bonne année , bonne santé , pas pour moi ce coup ci ) - donc radios, interventions ( LEC pour les connaisseurs ) , re radios, spécialistes ( à 60 euros la consultation ) etc ...Et à chaque fois une part non remboursée pour ma pomme ! Bref , plus on est malade ( et on ne choisit pas , on subit ) plus aujourd'hui j'ampute mon pouvoir d'achat . A l' extrème (ce qui n'est pas mon cas ) dois je choisir entre me soigner ou souffrir ( et les douleurs des coliques néphrétiques c'est quelque chose ..) si mon budget est très serré et où toute ponction est gravissime ( sinon fatale ) pour l'équilibre du budget familiale ? Il y aurait donc les pertes faciales  de PA et les pertes insidieuses ,( comme le remboursement partiel des frais médicaux ) et qui rapportées au niveau national seraient intéressantes à analyser et à intégrer dans un calcul du PA ; ou alors doit on considérer que les soins médicaux sont une marchandise comme une autre ( dans cette hypothèse il y aurait non pas perte de PA mais transfert d'un poste à un autre dans mon budget - s'agissant de santé ce raisonnement est inadmissible , mais avec les capitalistes et les économistes tout est envisageable ) A mettre aussi en parallèle avec un  bilan global de l'état de santéde la population et un recours effectif aux soins .Bref ,,,, question Xavier

plumedecib 23/02/2008 13:05

Je crois qu'il est maintenant indispensable de fire un réel bilan analytique de la situation. Parce qu'on ne peut plus rester dans le flou en se plaignant de la douleur du manque de Pouvoir d'Achat. Cette analyse ne se fait qu'à travers des pourcentages qui jusque-là ne nous parlaient pas.Personne ne nous dit pas exemple que le salaire n'a effectivement augmenté que de 24 % en 10 ans,  les prestations familiales, pensions alimentaires ont augmenté de 15 %, les loyers de 52 %, les assurances de plus de 80 %. Ce sont des pertes sèches récurrentes.Je ne me suis pas encore penchée sur l'enveloppe Santé mais il est évidemment nécessaire d'en faire l'analyse aussi.Je pense que pendant quatre ou cinq ans les français n'ont pas trop senti le manque de pouvoir d'achat et ne se sont pas vus basculer dans la pauvreté car ils ont puisé dans leurs réserves pour équilibrer les budgets. Il y en eu ensuite une formidable envolée de propositions de crédit révolving par les banques qui prévoyaient sans doute cette situation. Mais depuis 2002, les français se retrouvent dans une situation de plus en plus étouffante, perte toujours plus importante du pouvoir d'achat, crédits à rembourser etc... Sans s'en rendre compte, de nombreux foyers situés en classe moyenne se sont retrouvés dans les bas étage. Les revenus modestes sont passés dans la rue. L'autre soir, on pouvait suivre sur France 2, le parcours d'une femme ex ingénieur habitant à Paris, expulsée de son appartement dont le loyer était passé à 900 euros, obligée de faire les poubelles pour vivre parce qu'il ne lui reste plus que 6 euros pour vivre quand elle a payé tous ses frais.La situtation est intolérable. Le peuple est maintenant sous pression et il ne va pas tarder à exploser.

mycr 22/02/2008 13:08

Ton article a l'assurance d'une logique à toute épreuve.  Tu as les pieds sur terre et les yeux tournés vers l'avenir.  Oui prenons-nous en main, nous-mêmes.  C'est la meilleure solution.

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