Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1793
Art 35 :
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des
devoirs.
La vie est rude en ce moment. De plus en plus de français se retrouvent dans la rue. De plus en plus de femmes surtout, de plus en plus d'enfants... Une femme dans la rue, c'est une mère, une
épouse, c'est l'objet du désir, de l'amour, galvaudé, abîmé, piétiné, assassiné.... C'est une nouvelle étape qui nous éloigne un peu plus de la lumière.
Beaucoup
d'entre nous ont vécu une année mouvementée, riche en émotions et cruelle par l'ampleur des désillusions. Beaucoup d'entre nous sont aujourd'hui plongés dans la honte d'avoir été assez stupides
pour suivre un homme qui ne risque pas d'être étouffé par l'honnêteté. Il faut maintenant panser ses blessures, essayer de retrouver un peu de calme et de confiance en l'Avenir. Tout n'est pas
perdu. Ceux qui se sont levés avec pour seule ambition que de vouloir contribuer à la mise en oeuvre d'un grand projet citoyen d'intérêt général, ne doivent pas aujourd'hui disparaître,
ensevelis par la tristesse et le désenchantement. Nous avons perdu une bataille par manque de vice mais pas de vertus, et il nous reste encore bien des combats à mener pour tenter de redonner à
notre Pays sa place dans le Monde, et surtout à chacun sa dignité.
Tout se paie dans la vie. Tôt ou tard, on a des comptes à rendre. Et ceux qui maintenant se croient investis de tous les pouvoirs pour
magouiller au grand jour en se moquant de la crédulité des petites gens, les mêmes qui avant magouillaient dans l'ombre, multipliaient les fausses adhésions, les cooptations entre amis, peuvent
se réjouir car ils sont en train de vivre leur moment de gloire. Avec leur chef, ils ont levé une armée de sans grade dévouée, motivée. Ils ont éloigné de leurs chemins les ingérables, les
créatifs, les utopistes, les passionnés, les fous chantants, pour ne garder qu'une troupe de croisés aveuglés par l'amour, qui assassinent au nom de leur nouvelle religion et de leur nouveau
Gourou. Ceux-là semblent ne plus avoir de cerveau et on ne peut plus les arrêter. Reste plus qu'à espérer pour eux qu'un de ces jours, ils ouvriront enfin les yeux.
Terminons cette année en douceur, loin des cuisines politicardes, loin des alliances inavouables, loin de tout ce magma de
tiède intolérance et de fêtide impudence. Laissons les à leur mépris, à leur suffisance, et buvons un coup, fêtons nos différences, nos imperfections, nos erreurs, nos hésitations. Donnons
libre cours à notre créativité, soyons fous, soyons solidaires. Parlons-nous, et ne les laissons plus nous diviser pour mieux régner. Reprenons contact avec notre âme d'enfant, c'est là que
nous trouverons la clé du vrai bonheur...
Et soyez sages si vous voulez qu'il passe, le vieil utopiste pour vous en remettre une couche !
Merci Cib pour ce message réaliste et comme la réalité, triste et beau.
J'aime ton "Nous avons perdu une bataille par manque de vice mais pas de vertus".
Alors tout espoir n'est pas perdu! Et continuons d'essayer de vivre et de faire vivre notre rêve de justice.
Tous mes voeux à toi et à ceux qui ont ce désir.
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